Où vas-tu?
Oui, je sais, loin. Bien sûr loin. Sans cela, sans doute, ce ne serait pas partir, ce serait aller, simplement aller... quelque part. Mais pas partir.
Qu'importe...
Notre enfance est révolue. En apparence. Nos noms mêmes en attestent, tes rêves mêmes en attestent, nos amertumes mêlées de joie en attestent; cela est apparence.
Elle n'est pas révolue. Elle est derrière nous. Tu comprendras sans doute cela. J'y reviendrai. J'y reviens toujours, au passé et au temps... J'y reviens toujours.
Le temps m'obsède.
Aujourd'hui se construit. Inutile d'épancher une soif qui n'existe pas par des babillages inutiles sur une chose qui n'est pas faite. Voilà le paradoxe du temps, peut-être. On peut dire, saisir peut-être un peu, le temps passé. On peut comprendre, saisir peut-être un peu, le temps qui passe. On peut comprendre, saisir à bras le corps, la souffrance que ce sera que le temps qui va s'écouler, trop vite pour nous, ou sans nous.
Mais on ne peut pas, on ne sait pas -est-ce cela l'indicible?- raconter le temps qui est.
Demain, il faudra l'imaginer d'abord, le vivre ensuite, le pleurer après... ou non?
Le temps m'obsède. Mais est-ce vraiment le chemin que nous souhaitons tracer? les sinuosités qui nous intéressent?
Ou devons-nous être des humains? de ceux qui regardent leurs pieds, la larme à l'oeil, le regret dans les tréfonds obscurs d'eux-mêmes, ne les inspectant pas, par peur (je veux dire cela par humains) ?
Casimir
(Image peut-être provisoire)
Oui, je sais, loin. Bien sûr loin. Sans cela, sans doute, ce ne serait pas partir, ce serait aller, simplement aller... quelque part. Mais pas partir.
Qu'importe...
Notre enfance est révolue. En apparence. Nos noms mêmes en attestent, tes rêves mêmes en attestent, nos amertumes mêlées de joie en attestent; cela est apparence.
Elle n'est pas révolue. Elle est derrière nous. Tu comprendras sans doute cela. J'y reviendrai. J'y reviens toujours, au passé et au temps... J'y reviens toujours.
Le temps m'obsède.
Aujourd'hui se construit. Inutile d'épancher une soif qui n'existe pas par des babillages inutiles sur une chose qui n'est pas faite. Voilà le paradoxe du temps, peut-être. On peut dire, saisir peut-être un peu, le temps passé. On peut comprendre, saisir peut-être un peu, le temps qui passe. On peut comprendre, saisir à bras le corps, la souffrance que ce sera que le temps qui va s'écouler, trop vite pour nous, ou sans nous.
Mais on ne peut pas, on ne sait pas -est-ce cela l'indicible?- raconter le temps qui est.
Demain, il faudra l'imaginer d'abord, le vivre ensuite, le pleurer après... ou non?
Le temps m'obsède. Mais est-ce vraiment le chemin que nous souhaitons tracer? les sinuosités qui nous intéressent?
Ou devons-nous être des humains? de ceux qui regardent leurs pieds, la larme à l'oeil, le regret dans les tréfonds obscurs d'eux-mêmes, ne les inspectant pas, par peur (je veux dire cela par humains) ?
Casimir
(Image peut-être provisoire)

