De notre enfance, d'aujourd'hui, de demain, et des récits que l'on en fera...

De notre enfance, d'aujourd'hui, de demain, et des récits que l'on en fera...
Où vas-tu?
Oui, je sais, loin. Bien sûr loin. Sans cela, sans doute, ce ne serait pas partir, ce serait aller, simplement aller... quelque part. Mais pas partir.

Qu'importe...

Notre enfance est révolue. En apparence. Nos noms mêmes en attestent, tes rêves mêmes en attestent, nos amertumes mêlées de joie en attestent; cela est apparence.
Elle n'est pas révolue. Elle est derrière nous. Tu comprendras sans doute cela. J'y reviendrai. J'y reviens toujours, au passé et au temps... J'y reviens toujours.

Le temps m'obsède.


Aujourd'hui se construit. Inutile d'épancher une soif qui n'existe pas par des babillages inutiles sur une chose qui n'est pas faite. Voilà le paradoxe du temps, peut-être. On peut dire, saisir peut-être un peu, le temps passé. On peut comprendre, saisir peut-être un peu, le temps qui passe. On peut comprendre, saisir à bras le corps, la souffrance que ce sera que le temps qui va s'écouler, trop vite pour nous, ou sans nous.
Mais on ne peut pas, on ne sait pas -est-ce cela l'indicible?- raconter le temps qui est.

Demain, il faudra l'imaginer d'abord, le vivre ensuite, le pleurer après... ou non?

Le temps m'obsède. Mais est-ce vraiment le chemin que nous souhaitons tracer? les sinuosités qui nous intéressent?
Ou devons-nous être des humains? de ceux qui regardent leurs pieds, la larme à l'oeil, le regret dans les tréfonds obscurs d'eux-mêmes, ne les inspectant pas, par peur (je veux dire cela par humains) ?

Casimir
(Image peut-être provisoire)

# Posté le vendredi 20 juin 2008 13:48

Plus de naïveté, une fois l'enfance quittée

Plus de naïveté, une fois l'enfance quittée
Tu me parles de l'enfance, mais qu'a-t-on appris de cette période heureuse où le monde se concentrait autour de nous, où l'on ne se rendait pas compte de l'enfer de notre monde ?
Ce monde où l'individualisme est au centre de tout, où des gens meurent de faim alors que d'autres souffrent d'obésité, où certains vivent dans des villas pendant que d'autres n'ont pas de toits ou vivent dans des bidonvilles, où quelques-uns polluent énormément tandis que les autres subissent les conséquences de cette pollution, où l'on peut voir tous les jours tant de souffrances sans rien pouvoir changer.

Alors pourrions nous retourner en enfance ?
Malheureusement non. Une fois que notre candeur enfantine a disparu nous ne pouvons plus la retrouver.

La femme de Nounours

# Posté le vendredi 20 juin 2008 15:21

Modifié le mercredi 25 juin 2008 15:07